En vrac et en retard (7)

Festival Télérama 2016

Les trucs que j’ai vus depuis 5 ou 6 mois et dont je n’ai pas parlé avant parce que sur le moment je n’avais pas envie, ou j’avais autre chose à faire, ou pas d’inspiration… Mais j’ai quand même envie d’en dire un mot avant d’archiver mes tickets ciné.

L'homme irrationnel affiche
L’homme irrationnel
(Titre original : Irrational man)
De Woody Allen. Avec Joaquin Phoenix, Emma Stone, Parker Posey…
Sortie le 14 Octobre 2015

Abe Lucas, professeur de philosophie reconnu et apprécié, est engagé pour donner des cours pendant la session d’été dans une université du nord-est des Etats-Unis. Suite à l’échec de son mariage et à d’autres soucis personnels, il est devenu complètement dépressif, persuadé de son inutilité. Il suscite pourtant l’intérêt de Jill, une de ses étudiantes, et de Rita, une collègue.
Mais un matin, il surprend par hasard une conversation, et en tire une nouvelle raison de vivre.

Je ne suis toujours pas fan de Woody Allen, et je continue de voir, occasionnellement, certains de ses films qui ne sont jamais les meilleurs. J’aime Emma Stone d’amour, mais je ne suis pas toujours convaincue par Joaquin Phoenix, surtout si on lui fait jouer un dépressif vieux et moche aux cheveux gras dont, étrangement, le sex-appeal est proportionnel à la bedaine.

Et pourtant…

Et pourtant, j’ai passé un bon moment devant ce film, parce que je l’ai pris trèèèès légèrement, bien qu’il soit question d’un homme qui soigne son spleen par des moyens répréhensibles qu’on ne conseillera pas au premier venu, parce que c’est improbable et absurde, et surtout parce que l’ambiance « été studieux en Nouvelle Angleterre » très ensoleillée, où les gens sont à la fois sérieux et détendus, surtout Jill, fille d’universitaires et ça s’entend (bienvenue chez les bobos intellos), me va plutôt bien.

L'homme irrationnel 1
Moi, ma fac, elle ne ressemblait pas à ça.

Les personnages se courent après les uns les autres, et comme aux chaises musicales à un moment donné le sens change. Comme le «héros» part sur une idée complètement immorale qu’il passe le film à justifier, et qu’il a de bons arguments (mais si !), l’issue n’est pas téléphonée, et ça rend le voyage plutôt plaisant. C’est sympa pour lui qu’il trouve une raison de se lever le matin ; ça le rend joyeux, c’est atroce mais c’est tellement mieux que de buller devant sa page blanche.

Au-delà de ça je n’ai pas grand-chose à dire de ce film qui fait semblant de questionner notre rapport au bien et au mal, alors que la réponse est évidente, même si injuste à certains égards, et que tout ça n’est qu’une plaisanterie, ou au mieux un petit exercice intellectuel sans conséquence pour passer le temps. Ça m’a filé la banane, mais ne m’a laissée qu’une faible empreinte au final.

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